29/08/2011

La ville d'argent

Potosi doit son histoire, sa richesse passee, sa celebrite, à ses mines d'argent, l'une des principales sources de la colonisation espagnole.  Une montagne rougeatre en forme de pyramide surplombe la ville qui s'etale en pentes.  C'est la que ca se passe.  La ville, quant a elle, est truffee d'eglises, certaines au portail tout sculpte, beaucoup disposant de collections de peintures anciennes.  Il est aussi tres plaisant de se promener dans les rues etroites, bordees de maisons plutot basses.  Certaines sont de style colonial, portent un balcon en bois.  Le tout dans les couleurs de la montagne (la terre locale sert de pigment pour les couleurs).

Question climat : il fait pas mal chaud la journee.  Le soleil est agressif tant il se donne sans beaucoup de filtres (pas de nuages et tres haute altitude : 4060m).  Des qu'on est dans l'ombre, c'est tout de suite frais.  Quand le soleil s'en va (c'est a dire, comme partout dans le pays, tous les jours a le meme heure, vers 18h15 - 18h30), ca devient franchement froid.

La fete des Ch'utillos en l'honneur de Saint Bartholome,  est l'une des fetes les plus importantes de la ville et reputee dans tout le pays.  Les ecoles, les villages des alentours, les autres villes et meme certains boliviens de l'etranger, viennent presenter des danses et musiques traditionnelles.  Cette annee, la fete se deroulait le vendredi et le samedi.  Mais le dimanche, plusieurs groupes trainaient encore dans la ville avec leur musique et leurs costumes.  Moi, je ne suis arrivee que samedi.  Mais j'ai passe le plus clair de l'apres midi a voir deflier, a la maniere d'un carnaval, un incroyable cortege de groupes en costumes colores et parfois extravagants accompagnes de leur 'banda'.  Une foule innombrable se passe le long du parcours, sur les bas cotes pentus ou sur des chaises le long de la route, entre les vendeurs de boissons, hamburgers, jouets et ballons, etc.  dans un joyeux charivari bien arrose.

Le dimanche, la ville est devenue toute calme.  Quasi tout est ferme... juste quelques places pour la visite : la maison de la monnaie, ou l'on battait les monnaies d'argent a destination de l'Espagne, puis de la jeune republique bolivienne - le couvent Ste Therese, ou la guide nous raconte comment les jeunes filles riches d'a peine 15 ans, rentraient au couvent des carmelites, pour ne plus jamais en sortir de leur vie.

Aujourd'hui lundi, la ville est rendue a la vie.  C'est en voyant tous ces groupes de jeunes sortant de l'ecole a midi, qu'on se rend compte combien ce pays est jeune.  

A present, route vers la 'campagne'.  Le village de Caiza est situe a environ 80km au sud.  J'y suis attendue dans un college soutenu par la Belgique depuis des annees et par ma famille en particulier.  Une experience toute particuliere, c'est sur.  Prochain post au prochain acces internet.. qui sait quand...   

18:26 Écrit par Nautilus dans 2011 - Bolivie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |

27/08/2011

Morceau de "Sucre"

Sucre, la ville blanche.  Classee au patrimoine de l'humanite par l'Unesco, la ville attire tous les regards.  Bien plus petite que Cochabamba, elle est aussi reputee la ville la plus sure de Bolivie.  C'est vrai qu'il est tres agreable de s'y promener.  Les façades blanches peintes a la chaux eclatent dans le ciel si pur que le bleu semble parfois irreel.

Que voir a Sucre ?  des eglises et anciens couvents, qui ont parfois d'interessantes collections de peintures ou d'objets de culte datant des 17 ou 18e siecles - quelques jolies places et notamment le fort beau quartier de la Recoleta d'ou on a une splendide vue sur la ville - la 'casa de la libertad', ou l'on apprend un peu sur l'histoire de la Bolivie et de la ville en particulier (et ou je rencontre une jeune francaise avec qui je passe une bonne soiree !)  De jolis magasins d'artisanat, un marche, des tas de jeunes qui sortent de l'ecole en uniforme ou qui se ruent dans les points Internet pour jouer.  C'est une ville historique mais pas une ville-musee : les bus et voitures defilent en klaxonnant, les habitants flanent sur les trottoirs (c'est tout a fait le mot car, il n'est pas rare qu'un petit groupe occupe toute la largeur du trottoir en papotant ou en marchant tout lentement.  Ici, tout le monde semble prendre bien bien le temps).

Pour voir un peu de paysage, pourquoi pas un petit trek.  L'agence 'Condor-trekkers' est en fait une association sans but lucratif, qui fonctionne avec des guides locaux et des volontaires internationaux.  La majeure partie des benefices revient aux communautes villageoises et a des projets en ville (pour des enfants des rues, par exemple)  C'est en tout cas l'idee et elle me plait !  3 jours entre 2500 et 3500m d'altitude, c'est clair, c'est un peu physique.  La marche traverse des paysages tout a fait etonnants : des falaises parfois decoupees, parfois striees en oblique, temoignant d'un lointain effondrement, des roches toutes structurees de differentes couches colorees - tendance majoritaire : rouge et vert-bleu.  L'on passe aussi par un endroit ou l'on peut voir d'etranges peintures rupestres.  Et bien sur, l'on traverse de petits villages, dont les maisons sont encore souvent en pisé et toits de chaume.

Retour a Sucre en 'camion' : il s'agit d'un transport local, un simple camion qui charge un maximum de gens et de paquets dans sa remorque a ciel ouvert.  C'est le debut du week-end, alors il y a plein plein de monde et lorsqu'on pense qu'il n'y a plus de place, le camion s'arrete encore et des personnes poussent tirent et se pietinent pour rentrer.  Je suis debout sans pouvoir bouger mes pieds cales entre des indiennes assises et des paquets, poussee dans le dos par ceux qui sont derriere moi et accrochee comme je peux aux barres metalliques - toute une experience !

Prochaine etape : encore un peu plus haut : Potosi.  Il parait qu'il y fait tres froid...  Par contre, c'est la fete tout le week-end, avec danses et costumes traditionnels... A voir !

01:03 Écrit par Nautilus dans 2011 - Bolivie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |

20/08/2011

Bolivie premiere

Premier contact avec la Bolivie : Santa Cruz de la Sierra.  Pourquoi pas une arrivee a la capitale La Paz ?  D'abord parce que La Paz, aeroport en altitude au milieu des montagnes, necessite des competences particulieres de pilote et donc coute d'office plus cher.  Ensuite, une arrivee par Santa Cruz me permet d'eviter des escales aux States : vu les multiples controles, empreintes, photos prises, formulaires, controles bagages et l'accueil plus que reveche des controleurs etatsuniens, mieux vaut eviter si on ne fait que passer.  Enfin, arriver a basse altitude va laisser tout le temps de s'adapter pour des hauteurs plus impressionnantes (La Paz est a plus de 3000m).

Bref passage donc dans cette grande ville, toute propre et qui se presente a moi sous un visage plutot zen.  L'endroit le plus frequente ?  La place principale ou quantite de gens font comme moi : s'asseoir sur un banc et regarder ce qui se passe autour.  L'endroit n'est pas desagreable, mais il n'y a pas grand chose a faire ni a visiter.  Un cortege d'etudiants fait soudain son entree sur la place, avec force bruit et tambours.  Ils sont repartis en 4 groupes de couleur (rouge, bleu, vert et jaune) et tous deguises selon leur couleur et un theme choisi.  Apparemment, ils fetent l'anniversaire de leur college.  Quel bel enthousiasme et pas une once de gene.
Un peu plus tard, le soir tombe accueille un orchestre de cuivres (il y a surement une quinzaine de trompettes qui jouent toutes en meme temps et presqu'autant de trombones) qui joue des airs latinos populaires.  Il n'y a rien de particulier a faire, mais il se passe de petites choses a gauche ou a droite, sur la place, dans la rue, ou les 4x4 rutilants cotoyent des tacots qui semblent juste sortis de la casse, un peu partout, ou il y a une population fortement indienne, des enfants qui courent les rues, des cireurs de chaussures au travail.

-6h de decalage, ca ne se recupere pas en une fois : difficile de garder les yeux ouverts au dela de 20h...  eveil a 4h du mat !  En tout cas, ce vendredi, ca tombe bien : au programme, quitter la ville le plus tot possible pour s'enfoncer vers l'ouest.  Premier arret : Cochabamba, une petite dizaine d'heures de bus, 2500m d'altitude.  La route prend du temps a grimper, mais le paysage en vaut la peine.  Beaucoup de camions tres charges et donc tres lents.  Le but du jeu est de trouver un espace entre les virages pour les depasser, en croisant les doigts qu'il ne vienne rien en face !  Pour faire passer le temps aux passagers, une petite video : je suis a present incollable sur le catch americain !  Le soleil se couchant tot (vers 18h), c'est mieux de partir tot pour esperer arriver lorsqu'il fait encore clair.  C'est vers 16h que je decouvre une grande ville, bien plus bruyante et pressee par les voitures d'un cote, les vendeurs de toutes sortes de choses, de l'autre.  L'on dit que Cochabamba beneficie du meilleur climat du pays : la temperature ne descend que rarement en dessous de 20 degres.  Je confirme pour ce que j'en vois.  Sur une colline surplombant la ville, il y a un grand Christ tout blanc, comme a Rio.  Il parait meme qu'il est un peu plus grand !  La ville a un intressant musee archeologique, un tres bel ancien couvent que je vais visiter en quittant ce cybercafe, des marches a n'en plus finir, et deux places "a l'espagnole"  cad en carre avec des arbres et des bancs pour flaner. 

Encore une petite journee pour deambuler puis de nouveau un long trajet de bus, cette fois a destination de Sucre et le projet d'une escapade en montagne.  A suivre ! 

 

19:11 Écrit par Nautilus dans 2011 - Bolivie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |

17/08/2011

Nouveau départ

Plus que quelques heures et Nautilus largue les amarres pour une nouvelle balade - direction : Bolivie.
Le récit en direct sur le blog est prévu au programme.  Si vous souhaitez me suivre, restez branchés ! 
A bientôt.

10:31 Écrit par Nautilus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

16/08/2011

A chacun son départ

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Ultime image d'Ouzbékistan - prise à Khiva le 14 avril 2010

La vie est là, simple et tranquille (2)

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Four à pain - Khiva - avril 2010

Carré rouge

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Retour à Khiva pour une ultime journée avant le retour par train jusqu'à Tachkent, puis par avion pour un retour un peu mouvementé entre les cendres d'un certain volcan islandais

La vie est là, simple et tranquille

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Retour de marché

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Nukus - avril 2010

20:30 Écrit par Nautilus dans 2010 - Ouzbékistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marché |

Lunettes solaires à gogo

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19:55 Écrit par Nautilus dans 2010 - Ouzbékistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marché |

Gsms à gogo

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19:40 Écrit par Nautilus dans 2010 - Ouzbékistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marché |

Sur le marché de Nukus (2)

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Sur le marché de Nukus

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18:30 Écrit par Nautilus dans 2010 - Ouzbékistan | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marché |

Par la fenêtre

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Nukus - avril 2010

Au fond de la cour

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Nukus - avril 2010

Le musée dans le désert

Nukus abrite un extraordinaire musée.  D'où le but du trajet.  Le musée Stavisky porte le nom de ce russe amateur d'art, qui réussit à sauver des milliers d'oeuvres de l'avant-garde russe, réprouvées par le pouvoir soviétique car qualifiées d'anti-révolutionnaires.  A l'abri dans le fin fond du désert de l'Asie centrale, ces oeuvres ont fini par être oubliées et peuvent à présent être admirées à l'endroit de leur préservation.

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Rien, c'est quand même quelque chose

Nukus est une ville perdue dans un paysage désolé, sur la route de la mer d'Aral.  Là, il n'y a rien.  Des rues à angle droit façon soviétique, balayées par les vents chargés de sel qui se dépose partout, rendant les terres stériles. 

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Amou Daria

La route du Nord qui file vers la région autonome du Karakalpakie, s'enfonce dans un désert tout plat, strié par le fleuve "Amou Daria".  (Voilà qui me rappelle soudain un lointain cours de géographie, du temps où l'on apprenait les grands fleuves, montagnes et autres régions du monde...) 

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L'on traverse le fleuve par un pont branlant, posant sur des barges.

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11/08/2011

Dans le mystère des nuits orientales

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Le demi minaret

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Kalta Minor - ou le minaret court - fut commandité par le khan Mohammed Amin en 1852 qui voulait en faire le plus haut minaret du monde musulman.  Mais le khan est mort avant la fin des travaux et la construction a été abandonnée alors que l'oeuvre de faisait que 26 mètres sur les 70 prévus. 

La légende racont que le khan de Boukhara ayant appris le projet projeta d'enlever l'architecte pour qu'il élève chez lui un minaret encore plus grand.  Le khan de Khiva ayant vent de la traitrise en préparation aurait projeté, quant à lui, d'assassiner l'architecte pour que son savoir-faire ne profite plus à personne d'autre.  Ensuite, les versions diffèrent : on raconte que le khan a effectivement fait jeter l'architecte du haut de son travail, ou encore qu'il s'est sauvé sans demander son reste.  De toutes façons, le minaret n'a jamais pu être achevé.  Décoré de très belles majoliques de couleur bleu-vert, il reste un emblème magnifique et particulier de la ville de Khiva.

 

Harem et palais bleus (2)

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Palais Tach Khaouli - Khiva 2010

Harem et palais bleus

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Palais Tach Khaouli - Khiva - 2010

10/08/2011

Les secrets banc/noir du harem

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Partie du Palais Tach Khaouli, le harem logeait le khan et ses 4 épouses légitimes qui, comme il se doit, n'avaient pas le droit de quitter le palais de toute leur vie probablement fort ennuyeuse.

Khiva - avril 2010

Juma

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La mosquée Juma (cad du Vendredi) presque souterraine  présente un ensemble de 213 piliers de bois sculpté. Elle date de 1788.

Khiva - avril 2010

09/08/2011

Khiva-lliwood

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Ce jour-là, le centre historique de Khiva était le théâtre du tournage d'un film probablement épique.  Interdiction de photographier !  Mais, le temps qu'on me le signale, quelques clichés étaient déjà dans la boîte !

08/08/2011

Une belle rencontre

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Khiva - avril 2010

Les ustensiles volants

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Marché de Khiva - avril 2010

Poisson dans le désert

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Marché de Khiva - avril 2010

Pain quotidien

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Khiva - avril 2010

Les toits de Khiva

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