28/09/2010

... ou par la grande porte

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Voilà Boukhara, seconde merveille de l'Ouzbékistan avec Samarkand.  Si ses origines restent floues on sait qu'elle existait déjà à l'époque d'Alexandre le Grand qui l'a prise dans sa longue marche vers l'est.
A l'époque de l'Emir Ismaël Samani et de sa dynastie (à partir de 892), elle était considérée comme "la perle de l'Islam".  Mausolées, mosquées et medresas attiraient les érudits musulmans d'Arabie, d'Irak et même d'Espagne.  Avicenne y enseignait; le commercie florissait... jusqu'à ce que Gengis Khan, au XIIIe, puis l'inévitable Tamerlan, un bon siècle plus tard, ne livrent la cité au pillage - ce dernier donnant sa préférence à Samarkand.  Il faudra encore attendre le XVIe siècle, pour que Boukhara reprennent une place dans le concert des villes importantes jusqu'au déclin de la route de la soie.  Le khanat de Boukhara perdurera jusqu'à l'invasion russe.

La photo,  est celle de la madrasa Mir-i-Arab, construite en 1535 (et financée par la vente de 3000 prisonniers considérés comme infidèles et donc pouvant être vendus comme escalves)

6 avril 2010.

22:52 Écrit par Nautilus dans 2010 - Ouzbékistan | Lien permanent | Commentaires (0)

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