06/04/2009

... de Puerto Iguazu (3)

Alors que mon arrivee s'est faite dans une chaleur moite et etouffante, le vent se met a souffler en debut de nuit, puis l'orage tombe.  Lorsque je m'eveille le lendemain, il pleut sans discontinuer et le ciel est uniformement gris.  On y a un peu gagne en fraicheur, mais bon, il va falloir se balader sous la pluie.  Rien de plus normal aussi, on est dans la jungle, mais bon, ce n'est pas tres encourageant pour decouvrir les chutes. 
Je decide d'aller voir le cote bresilien d'abord.  En effet, la balade est plus courte que du cote argentin.  Ca fera moins de temps sous la pluie.  Reste a esperer que ca s'arrete au moins pour le lendemain.
Il y a plein de gens qui prennent des tours organises par les agences de Puerto.  Je ne vois pas bien pourquoi.  C'est bien facile de prendre les lignes de bus existantes, bien moins cher et manifestement, on ne gagne pas de temps.  Les deux hollandaises qui attendaient dans le hall de l'auberge de jeunesse lorsque je me suis mise en route, montent dans le bus du parc en meme temps que moi.  Alors ca y est : j'ai mis un pied au Bresil.  Dans le parc, tout est super organisé pour le touriste.  On nous invite tous a monter dans un bus a deux etages.  Une voix enregistree commente les arrets possibles - mais, en fait, la plupart des arrets sont pour des tours organises non compris dans le prix du billet !  
Toujours sous la pluie, je descends au debut du sentier de promenade qui surplombe les cataractes.  Wow... le spectacle est total...  le sentier amenage offre differentes vues sur le site.  Differentes passerelles permettent de le survoler.  La faille s'etend sur plusieurs kilometres et les deux rivieres si jettent avec fracas.  La pluie s'arrete enfin vers 11h30 et le soleil reprend doucement sa place, tout en faisant apparaitre des arcs-en-ciels au pied de certaines chutes.  (Evidemment, il faut faut se concentrer sur le paysage et faire abstraction de tout le fatras touristique tout autour - mais dans le fond, celui-ci reste correct (sauf le prix des boissons et repas).  Sur l'autre rive, l'on peut apercevoir les visiteurs du cote argentin et, en contrebas, les canots a moteurs des tours en rafting.  Tout au bout du sentier, en amont de la premiere et immense chute, la riviere coule un long cours tranquille.  C'etait, je pense, un bon choix que de voir d'abord le cote bresilien.  L'on peut mieux percevoir l'immensite du site, lové dans la foret.
Dans une auberge de jeunesse, on fait vite des connaissances.  Je m'en vais manger un bout, et prendre une glace en compagnie d'un irlandais et d'un quebecois.

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Le lendemain, c'est le brouillard qui ouvre la journee, mais pas de pluie.  L'on prend le bus le plus tot possible, du terminal tout proche, et 20 minutes plus tard, voici un autre parc, tout aussi bien organise, mais cette fois avec plusieurs sentiers possibles a travers la foret, puis le long de la faille.  Chaque detour fait decouvrir une nouvelle chute et un nouveau point de vue, cette fois-ci de tout pres.  Le gris persiste jusqu'a 10h30 et, finalement, je prefere cette ambiance a celle sous le soleil eclatant.  Le brouillard rend au site son cote mysterieux - puis, il faut dire que jusqu'a cette heure-la, il n'y a pas vraiment de monde.  On ne peut plus en dire autant apres, et, comme de l'autre cote, il faut faire abstraction des aspects touristiques pour profiter pleinement du paysage.  Comme ca fait vraiment un peu de trop, je decide de faire les 2,5km entre le sentier superieur et la gorge du diable (garganta del diabolo), plutot qu'en petit train touristique.  Le sentier suit la voie ferree, mais il n'y a personne pour le faire a part moi... j'aime !   Des milliers de papillons de toutes les formes et de toutes les couleurs se dispersent tout au long du chemin.  Jamais je n'en ai vu autant et de si beaux.  Quant a la chute qui se jette dans la fameuse gorge, elle etait deja impressionnante de loin, elle est extraordinaire de pres - et aussi facecieuse, puisqu'elle n'hesite pas a doucher regulierement les touristes masses sur la passerelle.

Desolee pour les photos, mais c'est un peu complique.  Il faudra vous contenter d'imaginer jusqu'a mon retour.

23:21 Écrit par Nautilus dans 2009 - Argentine | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

J'attends les photos avec impatience ! ;-)

Écrit par : monique | 07/04/2009

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